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12 jours aux Etats-Unis : prévention, dépistage et traitement VIH outre-atlantique PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 19 Juillet 2012 11:23

Mise à jour (Liège, 12 août 2012, 10:28)

Et voilà... c'est la der des ders. Je suis d'ores et déjà rentré en Belgique (en Wallonie), mais j'avais très envie de partager avec vous deux dernières choses. La première, notre rencontre, mardi dernier, avec le Centre LGBT de Raleigh. La seconde et toute dernière, cet édito du mensuel gratuit new-yorkais sur le PREP.

Mardi après-midi, nous avons eu l'opportunité de nous rendre au Centre LGBT de Raleigh. Petite bâtisse au coeur du quartier gay de la ville, le Centre ressemble furieusement à un mélange entre la Maison Arc-en-Ciel de Liège, le Centre gay et lesbien de Namur et la Maison Arc-en-Ciel de Bruxelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les actions du centre s'articulent autour de trois pôles : action politique, sensibilisation et accueil.

Pour l'aspect politique, un plan d'action est défini chaque année. En 2012, Toute l'attention s'est portée sur cet amendement de la constitution de l'état de Caroline du Nord pour verouiller les contrats d'union civile et ne les rendre accessible qu'à deux personnes de sexe différent.

Malgré les efforts du mouvement associatif, l'amendement a été adopté en mai dernier (voir article du 6 août).

Le prochain objectif du Centre réside dans l'adoption, par l'Etat de Caroline du Nord, de lois anti-discrimination d'ici trois ans. (Pour rappel, une directive européenne de 2000 prévoit que les états membres de l'UE se dotent d'outils pour combattre la dicrimination dans les domaines de l'emploi et de la formation).

Pour appuyer ses actions, le Centre dispose d'une mailing list de 3.000 membres et a recours à de généreux donateurs (peu ou prou de fonds publics, modèle étasunien oblige).

Ces financements privés autorisent le Centre à une toute autre relation avec les personnalités politiques. Lors d'élections par exemple, le Centre récolte des fonds pour soutenir certains candidats et, même, fait campagne pour eux.

Voilà ce que je voulais soulever concernant l'organisation du mouvement LGBT à Raleigh. Finalement, c'est l'association qui m'a semblé le plus ressembler, par son fonctionnement et ses actions, à ce que nous faisons chez Arc-en-Ciel Wallonie (hormis le financement).

Enfin, pour terminer ce périple de 17 jours aux Etats-Unis, j'avais très envie de m'essayer au périlleux exercice de traduction de l'éditorial du magazine new-yorkais gratuit Nexus. Les plus anglophones d'entre vous trouverons la version originale ici... pour les autres... la voici en intégralité :

 

Sommes-nous prêts pour le PREP ?

Gardez la capote les garçons, le remède miracle contre le VIH a un coût.

Les capotes, ça se déchire. Et parfois, ça se déchire alors que les partenaires ont des statuts sérologiques différents, l'un étant séropositif, l'autre séronégatif. C'est là que le PREP (traitement pré-exposition) peut aider. Le partenaire séronégatif ayant recours au PREP à de meilleures chances de rester séronégatif.

Le 16 juillet dernier, la FDA (ndt : c'est l'organisme étasunien qui est chargé d'accorder des licences pour, notamment, la vente de médicaments sur le sol des Etats-Unis) autorisait la vente du Truvada, premier médicament permettant "de réduire le risque de contamination au VIH chez les personnes très exposées et qui pourraient avoir des relations sexuelles avec des partenaires séropositifs".

Comme pour la plupart des développements annoncés dans la lutte contre le SIDA, la mise à disposition par la FDA d'un nouveau traitement a été applaudie par ceux qui voudraient se débarrasser de la capote. Pas si vite. En fait, le milieu médical n'est pas unanime sur l'utilisation du Truvada en tant que PREP. Ce traitement pré-exposition ne devrait en effet n'être envisagé que comme un outil parmi d'autres dans la lutte contre l'épidémie, mais certainement pas comme le remède miracle qui permettrait d'abandonner la capote.

"L'approbation du Truvada ouvre une boîte de Pandore pour ceux qui voudraient continuer à avoir des comportements à haut risque", explique Rudolfo Guardron du Callen-Lorde Community Health Center. "Pour les séronégatifs qui ont des comportements à risque, ou ceux qui ont un partenaire séropositifs, le Truvada peut apporter une réponse. Mais pour ceux qui s'exposeraient à plus de risques parce qu'ayant recours au PREP, je le décourage fermement".

Selon les essais cliniques, l'efficacité du Truvada varie fortement entre 42% et 84%. On est loin des 100%. Le coût du médicament lui-même est substantiel, jusqu'à 16.000 dollars par an, sans compter les visites bimensuelles chez le médecin et la nécessité de surveiller de près le fonctionnement des reins et du foie.

De plus, comme pour tous les traitements VIH, le PREP peut causer des effets secondaires désagréables (nausée, ballonnements et douleurs abdominales, maux de tête, vertiges) et avoir des conséquences à long terme sur l'organisme (dysfonctionnement des reins et du foie, redistribution des masses graisseuses, diminution de la densité osseuse).

Pour ceux qui verraient dans le PREP la solution pour s'adonner au bareback (ndt : baiser sans capote), il faut comparer les coûts (financiers, physiques et en temps) d'un tel traitement, au coût de la capote,... il n'y a pas photo.

Rudolfo Guardron raconte que certains de ses patients ont demandé à avoir recours au PREP. Mais qu'une fois conscients des coûts du traitement, beaucoup ont renoncé. "Ceux qui sont en bonne santé n'ont pas envie de se rendre réguilèrement chez leur médecin. Pour d'autres, c'est déjà une habitude de faire des check-up tous les deux mois".

Jusqu'à présent, il semble que le PREP puisse au mieux constituer une option parmi d'autres. Une option qui est à la fois limitée et qu'il faut envisager avec précautions.

On n'en a pas fini de la capote !

| Mot de la fin |

VIH/sida : en 2010, on estime que près de 34.000.000 de personnes vivaient avec le virus de l'immunodéficience humaine, dont 2.700.000 ont été contaminées sur la seule année 2010. Près de 30.000.000 de personnes sont décédées à cause du virus depuis le début de l'épidémie en 1981. L'épidémie touche aussi bien les hommes que les femmes ou les enfants et montre un visage différent selon les contextes locaux. Pour les pays en voie de développement, l'ONU estime qu'il faudra entre 22 et 24 milliards de dollars US pour combattre efficacement l'épidémie en 2015. En 2011, 7,6 milliards de dollars US ont été apportés par les gouvernements des pays les plus riches pour lutter contre le VIH.

 

 


 

Mise à jour (Raleigh, 6 août 2012, 19:16)

Dans chacune des trois villes explorées de notre voyage, nous avons eu l’occasion d’entrer en contact avec des organismes de promotion/défense des droits LGBT. A Washington, la Human Right Campaign (voir ci-dessous) oriente son action sur le sénat et le congrès, à Little Rock, on a juste pu constater que rien ou presque n’existait (le mouvement LGBT de l’Arkansas est très peu structuré), enfin, à Raleigh, nous avons eu l’opportunité de rencontrer Equality NC cet après-midi (NC pour North Carolina, l’état dont Raleigh est la capitale).

En trois heures de discussion, nous avons eu l’occasion d’aborder pas mal de sujets : stigmatisation des séropositifs dans le grand public et dans les communautés LGBT, thématiques LGBT dans l’enseignement, loi anti-discrimination et crimes de haine, agenda politique de l’organisme, fonctionnement politique d’Equality NC.

Franchement, autant au niveau du VIH/SIDA (prévention, dépistage, traitement), les États-Unis ont dix ans d’avance… autant pour les thématiques LGBT dans leurs dimensions politiques, c’est nous qui avons facilement 10 ans d’avance.

Commençons par la stigmatisation des séropositifs. Disons que sur ce point-là, c’est exactement comme chez nous : tabou, placard, processus de coming out sur le statut sérologique,… la sérophobie est dans la place. Avec en plus la pénalisation de la transmission du virus, les séropositifs sont facilement la cible des gens normaux (à ce propos, à voir absolument cette vidéo d’Equality NC qui montre des témoignages de séropositifs… assurément une bonne pratique de laquelle on pourrait s’inspirer).

En ce qui concerne l’enseignement, alors là, il faut s’accrocher. En 2009, deux lois ont été votées (je rappelle que l’enseignement est une compétence d’état) en Caroline du Nord : school violence prevention act et healthy youth act.

La première loi prévoit que les écoles doivent lutter contre le harcèlement (y compris à caractère homophobe) ce qui, apparemment, est très difficile à implémenter (je n’ai pas réussi à obtenir d’indication précise, mais aucune intervention d’un opérateur extérieur aux établissements scolaires n’est prévue et les objectifs m’ont semblé assez vagues).

La seconde loi prévoit (accrochez-vous bien) que lorsqu’on aborde les questions de sexualité à l’école, les professeurs ne sont plus tenus de dire que l’homosexualité est un crime (!) Ils doivent donc, depuis 2009, adopter un ton plus neutre sur ces questions.

Point barre pour l’enseignement. Alors même que le mouvement LGBT étasunien semble reposer sur des ressources inépuisables en terme de volontariat et d’engagement dans les communautés LGBT, aucun lien n’est fait entre ces communautés et l’enseignement (du moins ici, à Raleigh).

Pour ce qui concerne les crimes de haine et la discrimination… rien. Pas de loi, donc pas de chiffres. Pas de chiffres, pas de campagne. (Du moins pour les violences à caractère homophobe… une sorte de loi Moureaux existe bel et bien qui condamne les crimes de haine sur base de différents critères, mais pas celui qui nous intéresse).


Du coup, l’élargissement des critères de discrimination fait partie du l’agenda politique d’Equality NC. Agenda qui a par ailleurs été mis à mal au printemps dernier.

Mais laissez-moi vous expliquer le schmilblik.

Un amendement de la constitution était sur la table qui prévoyait de préciser que le mariage ne pouvait concerner que deux personnes de sexe différent.
Cet amendement a fait l’objet d’un referendum.

Dans les mois qui ont précédé le referendum, des armées de bénévoles ont tenté de sensibiliser la population.
Mais voilà, nous sommes aux Etats-Unis, et certaines églises hyper conservatrices ont une puissance de frappe incroyable (notamment au travers des prêch(i-précha) du dimanche).

Résultat, depuis le 8 mai 2012, la constitution de Caroline du Nord prévoit que le mariage ne peut être contracté qu’entre un homme et une femme (1.300.000 voix pour l’amendement et 840.000 voix contre).


Le plus instructif pour moi, c’est la différence entre les systèmes législatifs. On est à des années-lumière de la recherche du consensus et du travail de (oserais-je le dire ?) de sensibilisation qu’Arc-en-Ciel Wallonie peut mener auprès de nos décideurs publics. Ici, ça se joue au bras de fer, ou plutôt, le bras de fer déborde de l’enceinte du parlement et stimule toute la population.

Je ne dis pas que les clivages n’existent pas chez nous, loin de là, je dis que les divisons politiques engagent beaucoup plus la société civile… c’est peut-être l’une des conséquences de cette approche communautaire si chère aux États-Unis.


Ouf… félicitation à ceux qui sont parvenus à me lire jusqu’ici. Demain, c’est la dernière journée du programme. Il y a encore du VIH/SIDA et du LGBT au menu. Demain je posterai donc l’article qui clôturera ce carnet de voyage.


En attendant, je vais aller prendre un rafraîchissement dans la magnifique cours intérieure de notre hôtel.


Hasta manana !

Vincent Bonhomme


 

Mise à jour (Raleigh, 5 août 2012, 18:09)

 

Quelques hugs et contrôles de sécurité plus tard, le voyage continue.

 

Du point de vue d’un étasunien du nord, tout ce qui est au sud de Washington DC, c’est le sud. Du coup, du point de vue d’un étasunien du nord, Little Rock ou Raleigh, c’est chou vert et vert chou. Pourtant, pour un Européen invité à un programme du Department of State, il y a à peu près autant de différences entre Little Rock et Raleigh qu’entre Hout-si-Plout et Liège.
Les picks up ont laissé la place à des voitures de taille raisonnable, les quelques gratte-ciels éparses ont été remplacés par des campus universitaires, les ghettos par des banlieues tout ce qu’il y a de plus Wisteria Lane.

 

 

Hier, nous avons eu l’occasion de visiter deux campus, notamment celui de la fameuse Duke University. La Duke University est une école privée de Caroline du Nord fondée par James B. Duke en 1924 grâce à l’argent de l’industrie du tabac (au XIXème, la région était couverte de plantations et de nombreux esclaves en assuraient l’exploitation).

 

 

 

 

 

 

Pour un campus à l’américaine (ou plutôt, devrais-je dire, à l’anglo-saxonne), on fait difficilement mieux. Enormes espaces verts, bâtiments en pierre, entretien impeccable,… il faut dire que ce type d’institution brasse des millions de dollars. D’abord parce que les droits d’inscription sont conséquents : près de 20.000 dollars par semestre ! Imaginez, pour un cursus de 5 ans, la facture s’élève à 200.000 dollars.

 


D’autres sources de rentrée substantielles proviennent des droits de télévision. Je m’explique. L’Université de Chapel Hill a vu évoluer au sein de son équipe de basket, Michael Jordan, l’un de ces basketteurs qui a marqué l’histoire du championnat de basketball étasunien pendant des années.
A partir du moment où Michael Jordan s’est fait remarqué dans l’équipe de l’université, les organes de presse ont investi des sommes conséquentes dans l’établissement scolaire pour obtenir des droits de retransmission

Au passage, nous avons eu l'occasion de jeter un oeil sur les publications du groupe LGBT de l'université ainsi que sur le calendrier de leurs activités,... ça bouge pas mal. Malheureusement, nous avons trouvé porte close et personne donc pour nous donner un feed-back de la vie sur le campus en tant que jeune LGBT.


On est loin de l’éducation envisagée comme un service public. On peut ajouter à ça les autoroutes à 8 bandes (16 en tout donc), l’inexistence des infrastructures pour les piétons, les distributeurs de billets drive in, l’omniprésence des burgers et pancakes, les prix affichés hors TVA et les innombrables églises,… pas de doute, nous sommes toujours aux Etats-Unis.


|Mot du jour |


Back side
: hormis quelques villes comme San Francisco, New-York et Washington, le centre des villes étasuniennes se vide à la tombée du jour. Tout le monde reprend sa voiture et s’en retourne dans sa banlieue, va voir un match de baseball ou au cinéma… et quoiqu’il en soit, on ne reste pas downtown (dans le centre). Du coup, on dira des centres ville qu’ils sont un peu comme la face cachée de la lune… il y fait noir et on ne sait pas trop ce qu’il s’y passe… c’est ça, le back side des villes étasuniennes.

Vincent Bonhomme

 

 

 


 

 

Mise à jour (Little Rock AR, 3 août 2012, 13:59)

 

 

Aujourd’hui, nous avons eu droit à une démonstration de force de la puissance du réseau informatique étasunien. Plus précisément de la capacité des institutions de santé de mettre en place des solutions de télémédecine.

 

Dans les grandes lignes, il s’agit d’organiser des consultations à distance pour éviter aux usagers des déplacements onéreux (l’Arkansas fait presque cinq fois la superficie de la Belgique pour trois fois moins de population).

 

 

Après une démonstration qui a (presque) fonctionné de bout en bout, nous sommes allés manger dans une sorte de centre commercial. Et, sur le chemin, nous avons eu la chance de passer devant un Chick Fil-A.


Pour rappel, le PDG de Chick Fil-A s’était prononcé en défaveur de l’ouverture du mariage aux couples du même sexe aux Etats-Unis. Depuis ces déclarations, les communautés LGBT boycottent régulièrement la chaîne de fastfood. Et ce midi, une quinzaine de personnes (hétéros et homos) s’étaient rassemblées devant le Chick Fil-A de Little Rock.

 

Nous avons donc eu l’occasion de nous mêler un peu à ce groupe bigarré. Chacun a eu droit à son petit coq Arc-en-Ciel Wallonie. On en a profité pour faire quelques photos et se huggé à grand renfort de nice to meet you.

 

Je viens d’apprendre à l’instant que l’association qui promeut le rodéo et que nous devions rencontré à 15 heures avait annulé. Nous irons donc visiter la bibliothèque Bill Clinton (Bill et Hilary Clinton sont originaires de l’Arkansas. Il n’y a pas un type de bâtiment public qui ne porte pas leur nom : aéroport, bibliothèque, école,…).
Demain, direction Raleigh NC où nous aurons (enfin) l’occasion de rencontrer des associations LGBT et des patients qui suivent les différents traitements proposés par les hôpitaux.

 

Vincent Bonhomme

 


 

 

Mise à jour (Little Rock AR, 3 août 2012, 10:22)

 

 

 

Well … Hier, nous avons eu différentes réunions avec d’autres fournisseurs de service. Jusqu’à présent nous n’avons d’ailleurs rencontré que des fournisseurs, peu ou prou d’usagers. Ce qui change, c’est le contexte : fédéral, état, local, urbain, rural.


Et définitivement, l’Arkansas est un état rural. L’organisation de soins, de campagnes ou du dépistage doit donc être adaptée, tout spécialement en ce qui concerne la recherche de fonds. Il existe bien l’un ou l’autre programme de subvention, mais, ne rêvons pas, au pays de la défiance de l’action gouvernementale… ce n’est pas grand-chose.


Du coup, on cherche des fonds privés, on organise des événements caritatifs, on fait du porte à porte… pour organiser des soins de santé.
Hier, notre programme a été un peu chamboulé. L’organisation de la journée n’était pas vraiment réglée comme du papier à musique et on a perdu pas mal de temps à essayer de visiter des hôpitaux spécialisés dans les infections sexuellement transmissibles (ce qui correspondrait à nos centres de référence en fait).

Ce qui m’a le plus impressionné, un peu partout où nous sommes allés, peut se résumer en quatre points fondamentaux :

  • Omniprésence des campagnes focalisées sur le dépistage ;

  • Disponibilité des tests rapides (Oralquick, test oral, 20 minutes, 99,3% de fiabilité, 15 dollars) même en pharmacie ;

  • Organisation de dépistage hors secteur médical (même en Arkansas où JCCSI dispose d’une camionnette (une grosse camionnette) pour atteindre des publics variés) ;

  • Disponibilité du PREP (je ne vais pas revenir longuement dessus, mais ça me parait un point essentiel dans les stratégies de réduction des risques) ;

| Mot du jour |

Family guy : il n'y a pas que les Simpsons aux Etats-Unis... il y a aussi le base-ball, le basket-ball, les talk-shows et... a Family guy. D'un point de vue esthétique, on retrouve des couleurs et des personnages Simpsons-like. D'un point de vue humour... oserait-on dire qu'ils vont un peu plus loin. Et je ne résiste pas à la tentation de vous fournir le lien vers cet extrait particulièrement... humpf... je vous laisse découvrir : CLICK HERE.

J'en profite pour remercier mon correligionnaire roumain, Tudor.

Sioux l8ter

Vincent Bonhomme

 

 


 

 

Mise à jour (Little Rock AR, 2 août 2012, 16:32)

 

Welcome to Litlle Rock !

 

 

Hier, nous sommes arrivés à Little Rock Arkansas. C'est une ville de 160,000 habitants au coeur des Etats-Unis du sud, comme on dit. Ma première impression n'a pas été très bonne, autant le dire. D'abord, j'ai rencontré cette Française dans l'avion. Expatriée, elle habite depuis 5 ans à LR. Elle a suivi son mari qui est venu travailler pour Dassault, cet avionneur français qui developpe ses activités à LR depuis 1974.

Ensuite, il y a ces grands hôtels, sortes d'îlots de luxe plantés au milieu du ghetto.

Puis il y a ce service de sécurité du bar ou nous sommes allés et qui nous déconseille de fumer devant l'établissement "its kind of dangerous in the area, smoke inside please".

Enfin, il y a ce type, ventru, la cinquantaine grisonnante et qui est accompagné d'une jeune fille au regard un peu vide et à l'allure aguichante.
Bref... ici, cest un peu l'Amérique des ghettos, du grand capital, des pick up et de la prostitution.
Je ne doute pas que mon sentiment va evoluer (il y a tout de même une université et on a croisé des gens "type classe moyenne"), mais pour le moment, this is it!
Vincent Bonhomme

Mise à jour (Wahington DC, 1 août 2012, 01:36)

 

Aujourd'hui se termine la dernière journée à DC (prononcer "diiissiii"). Demain, en route pour l'aéroport, direction Little Rock Arkansas en passant par Détroit. Je vais bien entendu continuer à vous donner un maximum d'informations, même si le travail de synthèse et de rédaction n'est pas toujours évident tant les échanges sont nombreux.

Aujourd'hui, donc, nous avons passé la journée à Baltimore (à une heure de DC par la route). Première rencontre avec le Department of Health and Mental Hygiene du Maryland.

Deux chiffres d'abord. Le Maryland (état dans lequel se trouve Baltimore) compte 5,3 millions de personnes. Le budget pour la prévention, le traitement et les études épidémiologiques concernant le VIH/SIDA est de 68 millions de dollars (à titre d'exemple, le budget total de la Communauté française s'élève à un peu moins de 10 millions d'euros pour environ 4,2 millions d'habitants).

Dans le Maryland, les chiffres de l'épidémie du VIH/SIDA montre une nette augmentation des contaminations parmi les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes) afro-américains. Ils constatent la même cascade que le CDCP (voir le compte-rendu d'hier ci-dessous) à savoir que (trop) peu de personnes infectées suivent un traitement. Ils ont donc mis sur pied des campagnes du même type que celles du niveau fédéral. Grosso modo, c'est la même logique.

La dernière campagne : www.hivstopswithme.org ou encore www.baltimorestatusupdate.com.

 

Deuxième rencontre à la John Hopkins School of nursing. Il s'agissait principalement de comprendre comment l'école travaille avec les hôpitaux avec lesquels elle est jumelée et avec les patients atteints du VIH/SIDA.

Première information intéressante, il n'y a pas besoin d'un médecin pour se faire dépister, un infirmier peut le faire (comme un Belgique). Plus surprenant, un infirmier peut également prescrire la trithérapie. Les équipes sont souvent constituées d'un médecin et de deux ou trois infirmiers, ce qui permet d'offrir des traitements à un plus grand nombre de patients pour des frais moindres.

Assez surprenant également, un patient peut demander pour avoir un médecin ou un infirmier gay (ou afro-américain, ou...). C'est aussi un peu ça l'approche communautaire étasunienne.

Autre point important, et c'est sans doute le plus délicat, les hôpitaux prescrivent le traitement pré-exposition (PREP). Le traitement pré-exposition est disponible aux États-Unis et permet de réduire le taux d'infection en cas de prise de risque. Des études sont en cours pour le moment, non pas sur l'efficacité du traitement mais bien sur l'utilisation que vont en faire les usagers. Exemples : couples sérodiscordants (l'un est séropositif, l'autre est séronégatif), couples de femmes sérodiscordants qui souhaitent avoir un enfant, HSH ayant des partenaires multiples... il s'agirait, en quelques sortes, du pendant de la pillule contraceptive...

C'est le fameux Truvada (mais également le Maraviroc) dont on parle ici. Le recrutement pour les études se fait online : prep4tomorrow.org.

 

Enfin, nous avons rencontré l'équipe du Baltimore City Health Department, niveau local donc. Pour ne pas vous assommer, les mêmes logiques sont à l'œuvre qu'au niveau du Maryland ou du fédéral. Notons simplement ce programme d'échange de seringues pour les utilisateurs de drogues par intraveineuse. Il s'agit simplement de fournir des seringues stérilisées en échange de seringues potentiellement infectées (450.000 seringues par an tout de même).

Ah oui, remarque qui a son importance, le Maryland est un état assez progressiste... il existe une couverture soins de santé pour ceux qui ne peuvent s'offrir une assurance privée. Tout le monde a donc accès aux traitements (PREP, trithérapie et traitement post-exposition). Que font des États comme l'Arkansas ou des villes comme Little Rock ou Raleigh ? Ceci, c'est pour la suite de l'aventure...

 


| Mot du jour |

Cheesy : synonyme de kitsch ou peut-être même de camp. Un contre-exemple parfait : les drag shows à DC. Autant nos artistes transformistes empruntent au registre cheesy leurs innombrables interprétations, autant les drag queens de DC versent dans le Lady Gaga, Rihanna et autres Beyonce... which is not cheesy at all.

Quip in teutch.

Vincent Bonhomme

 

 


 

 

 

Mise à jour (Wahington DC, 30 juillet 2012, 22:02)


Première journée complète de réunion et de rencontres. Campagnes de dépistage. Tests rapides. Agenda politique.

C'était aujourd'hui la première journée officielle du programme. Après une rencontre avec FHI360 et le Department of State pour les formalités administratives et un exposé sur les objectifs du voyage, nous sommes (enfin) entrés dans le vif du sujet. Beaucoup de thématiques ont été abordées lors des trois réunions. Je vais essayer de les synthétiser au mieux.


Première rencontre avec le Center on AIDS and Community Health.

Ce service, qui fait partie de FHI360, organise des campagnes de promotion du dépistage auprès des minorités ethniques (latinos et afro-américains), HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes) et les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse.

Exit donc les travailleurs et travailleuses du sexe. De même que la population blanche hétérosexuelle (pour cette dernière, elle n'a jamais été évoquée).

Des campagnes sur des publics précis et avalisées par des focus groupes

Les points forts sont la prises en compte des discriminations croisées, particulièrement en ce qui concerne les latinos et afro-américains HSH, cibles de la dernière campagne du FHI360. De plus, les campagnes vont au-delà de la prévention classique (utilisation d'un préservatif), mais encourage le dépistage, avec des slogans assez bien balancés.

On notera également que l'organisme vérifie la capacité des organismes de dépistage (hôpitaux, cnetres "communautaires") à prendre en charge un accroissement de la demande de dépistages.

De plus, presque tous les dépistages sont gratuits, rapides (test oral avec vérification si le test s'avère positif) et certains sont délocalisés (dans les bars et les saunas).

Enfin, l'impact des campagnes est évalué par un autre organisme qui mesure le nombre de dépistages ce qui permet de valider ou d'invalider la méthode.

Au niveau des chiffres épidémiologiques (je n'ai malheureusement pas le temps d'entrer dans les détails techniques pour le moment), c'est un petit peu plus compliqué.


Deuxième rencontre avec le Center for Disease Control and Prevention (CDCP).

Les chiffres ne sont pas très bons. Mais ils existent et c'est là tout l'intérêt. Le CDCP estime que près de 79% de la population infectée par le VIH a été diagnostiquée. Que 62% sont en contact avec les services de santé adéquats. Que 36% (!) suivent une trithérapie complète. Et que 28% (!!) ont une charge virale indétectable. Ces chiffres sont importants. Moins de la moitié des personnes diagnostiquées suivent une trithérapie complète. Le CDCP avance deux hypothèses : d'abord la couverture des assurances de soins de santé (privées et inabordables pour beaucoup). Ensuite la stigmatisation et la peur d'être outé en tant que séropositif.

D'où la question récurrente qui émerge à chaque conférence internationale sur le VIH/SIDA : un traitement pour tous les patients atteints du VIH, mais qui va payer ?

Au pays de l'hyperconnectivité, très facile de trouver un centre de dépistage à proximité


Troisième rencontre avec Human Right Campaign (HRC).

J'attendais cette rencontre avec impatience, mais j'avoue avoir été un peu frustré. L'organisation existe depuis les années 90 et a plus ou moins les mêmes missions qu'Arc-en-Ciel Wallonie, mais au niveau du gouvernement fédéral étasunien. Ça peut paraitre un rien prétentieux de comparer ce blockbuster à notre chère fédération, mais j'ai le sentiment que l'efficacité de nos actions est comparable, malgré la différence d'échelle.

L'une des difficultés d'HRC réside sans doute dans le fait que l'organisation est principalement un lobby fédéral, et que le fédéral n'a finalement pas énormément de matières directement liées aux thématiques LGBT. (Je le rappelle, l'enseignement, la culture, le droit de la famille,... même la sécurité intérieure (88% des violations de la loi sont de la compétence des états, seuls 12% sont du ressort du fédéral et donc du FBI) sont des matières qui ne sont pas dans l'escarcelle du gouvernement d'Obama).

Dans le contexte étasunien, HRC n'utilise par exemple pas l'argument si chère à l'ILGA-Europe sur la libre circulation des citoyens (pour rappel, si deux femmes se marient en Belgique, qu'elles déménagent en France, leur mariage n'est pas reconnu... cet argument peut être utilisé comme une entrave à la libre circulation des citoyens). Hors, par exemple, certains états condamnent plus fermement les crimes de haine que les crimes non motivés par la haine, d'autres non. Certains autorisent le mariage entre personnes de même sexe, d'autres non. (J'attends d'ailleurs une carte des différents états en fonction de leur législation qui devrait bientôt m'arriver par mail).

Alors que fait HRC ? Leur dernière action intéressante se focalise sur la discrimination dans l'accès aux soins de santé. Un guide complet est disponible en ligne sur les bonnes pratiques des établissements hospitaliers.

Ils collectent également les données sur les crimes de haine (pour autant qu'elles existent). Là aussi, j'ai demandé pour avoir un accès aux données et plus particulièrement leur ventilation par zone géographique, âges des auteurs, sexe des auteurs,...

Bref, vous l'aurez compris, cette journée fut riche en enseignements. On se dit qu'on n'a pas à rougir de certaines choses... pour d'autres, on se dit qu'il va falloir apporter encore un peu d'inspiration à nos édiles (dépistage rapide ! hors les murs ! études sur les discriminations croisées !).


| Le mot du jour |

Budmo ! : je ne peux pas vous donner la prononciation exacte, c'est de l'Ukrainien. Ça veut dire "Santé !"... ou "cheers !". Tout ça pour dire qu'à côté des rencontres (très formelles), les moments de convivialité commencent à nous rapprocher entre coreligionnaires européens. Les cartes de visite s'échangent. J'ai même déjà distribué quelques coqs (et fait la promotion du "Proud of my cock").

Sioux laiteur !

Vincent Bonhomme

 

 

Mise à jour (Wahington DC, 29 juillet 2012, 18:04)

 

Ce midi, Mr. Akram (pronconcer "Acrom") R. Elias nous a fait un petit topo sur le système politique étasunien et plus précisément sur la culture politique nord américaine. Autant dire qu'on n'a pas beaucoup évoqué les mots "collectivité", "société" et "solidarité". Qu'on se le dise, l'unité de base du système politique étasunien, c'est l'individu et ses libertés. Le gouvernement fédéral est avant tout considéré comme un pouvoir menaçant ces libertés. Point donc de ministère de l'économie, de la culture ou de l'éducation, ces fonctions étant assumées ou non par d'autres niveaux de pouvoir. Mr. Akram nous a même affirmé que la religion devait être protégée de l'action de l'état. Le ton est donné.

Parmi les libertés que l'état doit protéger, on a notamment évoqué les libertés d'expression et d'organisation (on n'a pas mentionné la liberté de circulation qui constitue par exemple le fondement du lobbying de l'ILGA-Europe au niveau européen pour l'harmonisation des droits LGBT entre états, mais je pense aborder la question demain). Pour l'expression de la première (liberté d'expression), peu ou prou de presse subventionnée bien entendu. Les discours d'incitation à la haine condamnés par le droit belge seraient inconstitutionnels ici.

Bon on l'a compris, on est bien au pays du capitalisme : les partis sont assimilés à des marques (Pepsi et Coca-Cola pour ne pas les citer), importance prépondérante du lobbying (quoiqu'on a ça chez nous aussi), vie privée des politiques au cœur de l'attention médiatique, vif intérêt pour le pragmatisme versus l'intellectualisme, rôle central des machines de guerre qui mènent les enquêtes d'opinion,...

Les questions qui nous intéressent le plus (HIV/SIDA et LGBT) sont principalement du ressorts des états, des comtés ou du privé. Par exemple, les assurances soins de santé sont privées (sauf pour les sans-emplois et les pensionnés, en tous cas dans les grandes lignes) ou l'éducation (comté jusqu'au secondaire, état pour le supérieur). D'ailleurs, 91% du budget des États-Unis se trouvent entre les mains des états eux-mêmes (et non du fédéral). Notons toutefois que le niveau fédéral lance des appels d'offre (qui prennent quelques fois la forme de partenariat public-privé) pour la recherche scientifique notamment en matière de santé publique.

Voici donc un bref aperçu du système et de la culture politique étasuniens. D'un côté, on a l'habitude d'une répartition fédérale des compétences de l'état,... et d'un autre, c'est tout de même fort différent. Isn't it ?


| Mot du jour |

Government : tirée de l'excellente application Urban Dictionnary qui me permet de m'y retrouver dans la jungle argotique washingtonienne, je n'ai pas pu me résoudre à la traduire et vous la livre donc dans la langue de Shakespeare. Ah ben non... finalement, après lecture approfondie, ce n'est pas une bonne idée. N'insistez pas, c'est non. On vit quand même dans des cultures for différentes. Aren't we?

Vincent Bonhomme

 


 

Mise à jour (Wahington DC, 28 juillet 2012, 18:58)

 

Cette fois c'est parti ! Cette après-midi, le groupe d'Européens sélectionnés pour le programme s'est réuni pour la première fois. Premier rendez-vous avec un pan de la culture américaine à l'Arena Stage.

 

En juillet 1981, une nouvelle maladie fait ses premières victimes à New-York. Le Dr Linda Laubenstein, alertée par le nombre croissant de ses patients présentant ce qui deviendra le syndrome de Kaposi, va peu à peu concentrer ses recherches sur la maladie. De son côté, Larry Kramer, patient et ami du Dr Laubenstein, prend conscience du caractère dramatique de l'épidémie et va mettre toute son énergie pour la combattre.

Ces fait réels ont inspiré la pièce de théâtre The normal heart, largement autobiographique, de Larry Kramer et qui était jouée cet après-midi à l'Arena Stage de Washington DC.

Cette pièce était proposée dans la foulée de la Conférence internationale sur le VIH/SIDA qui s'est terminée hier dans la capitale étasunienne. L'idée de proposer l'histoire de l'activisme LGBT (la maladie touchait principalement les gays au début des années '80 et Larry Kramer sera d'ailleurs l'un des fondateurs d'Act Up), de l'inertie du système médical, du problème de la clandestinité et des réticences politiques à un public assez large remporte un franc succès et on sort de l'Arena avec le même sentiment de frustration et d'optimisme qu'après avoir regardé le film Harvey Milk.

Je ne rentrerai pas plus dans les détails de cette après-midi culturelle (hormis peut-être que le beau Christopher J. Hanke avait le rôle de Tommy et que l'époustouflante Patricia Wettig celui du docteur). Demain matin, nous avons rendez-vous avec Monsieur Akram R. ELias, président du Capitol Communications Group pour un aperçu des structures politiques et processus législatifs étasuniens. On commence en douceur donc. Puis lundi, les rencontres s'intensifient : FHI360, Department of State, Center on AIDS and Community Health, Human Right Campaign (dont l'impressionnant bâtiment jouxte notre hôtel), Center for Disease Control and PRevention et enfin le U.S. Department of Health and Human Services. Ca s'intensifie donc.

 

 

 

 

 

 

La campagne de promotion de la conférence... sur tous les supports.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

| Le mot du jour |

Hicks : mort d'argot à connotation (très) péjorative qui désigne les personnes d'origine rurale. Aux États-Unis, on a tendance à penser (et à dire) que tout se passe sur les côtes (est et ouest). D'ailleurs, certains qualifient les États-Unis de fly over country. C'est d'ailleurs pour ça qu'un de mes coreligionnaires européen posera la question au Department of State (qui organise le programme) : mais pourquoi diantre Little Rock AR ?

 

 

Sioux toumoro !

Vincent Bonhomme

 

 

Mise à jour (Liège, 19 juillet 2012, 14:20)

 


Ambassade américaine à Bruxelles (Street View)

 

Le 6 juillet dernier, nous avions la confirmation : Arc-en-Ciel Wallonie était sélectionnée pour participer à un voyage d'étude aux Etats-Unis. Il s'agit pour le gouvernement américain d'inviter les pays européens à découvrir le paysage institutionnel et associatif impliqué dans les questions de santé publique plus particulièrement en ce qui concerne le VIH/sida et les LGBT. Le programme s'étale du 28 juillet au 8 août. Trois thématiques seront abordées dans trois villes différentes :

  1. Washington DC/Baltimore MD : vue d'ensemble du système politique américain, des droits des LGBT aux États-Unis et des politiques VIH/sida. Panorama des approches publiques, privées et communautaires concernant le traitement et l'entraide apportés aux personnes infectées par le VIH/sida ;
  2. Little Rock AR : Soins de santé et minorités rurales et ethniques.
  3. Raleigh NC : expériences de terrain des lobbies politiques LGBT et des associations de personnes infectées par le VIH/sida. Recherches et interventions novatrices pour combattre et traiter le VIH/sida.

En tout, près d'une vingtaine de rencontres sont programmées : universités, centre de marketing social, services de santé, hôpitaux, organe de presse, association de femmes, partis politiques,... l'idéal pour se faire une opinion sur les bonnes pratiques étasuniennes.

Nous mettrons régulièrement cette page à jour, n'hésitez pas à nous suivre, commenter et poser vos questions, nous ferons le maximum pour que ce voyage soit interactif. N'hésitez pas !

 


Cet été, Arc-en-Ciel Wallonie a été sélectionnée pour représenter la Belgique lors d'un voyage d'étude aux États-Unis. Il s'agit d'un programme conçu par le Department of States des États-Unis à destination des européens. Pendant douze jours (du 28 juillet au 8 août), nous allons avoir le privilège de découvrir le paysage institutionnel et associatif étasunien concerné par les questions relatives à la promotion de la santé, au VIH/sida et aux thématiques LGBT. Douze jours entre Washington DC, Little Rock (Arkansas) et Raleigh (Caroline du Nord) que nous vous invitons à partager avec nous au travers de ce carnet de voyage.

Tout se passera ici même. Nous mettrons régulièrement à jour cette section du site spécialement dédicacée à ce voyage d'exception.

 

 

 


Commentaires
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Thierry Delaval   |2012-07-31 08:33:28
Très réussies les affiches du CDC.
Mais qu'est ce que le FIH360 ?
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